hJe suis très heureuse d’avoir été invitée par la galerie Pentcheff, à participer, au côté des plus grands, à l’exposition collective Qriosa. Une exposition d’art érotique du IIe siècle à nos jours. J’y présenterai une sélection de dessins de ma dernière série « Les bêtes de sexe » ainsi qu’un dessin tiré de la série « Le lit », à découvrir du 7 juin au 13 juillet 2019, à Marseille.


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« La Galerie Alexis Pentcheff est heureuse d’annoncer sa prochaine exposition dédiée à l’érotisme. Espiègle et décomplexée, cette proposition artistique explorera, du 7 juin au 13 juillet 2019, les chemins du désir et de la luxure du IIe siècle à nos jours. Avec des œuvres plastiques de grands ténors de l’art moderne – Renoir, De Chirico, Matisse, Kisling, Degas, Grosz – une rare mosaïque antique, mais aussi un ensemble exceptionnel d’aquarelles du XIXe siècle, des radiographies de Wim Delvoye, des œuvres originales de Petites Luxures, des tableaux et objets « sex-maniac » de Ben Vautier, cette exposition pluridisciplinaire traversera les époques et les styles afin de porter un nouveau regard sur l’expression de l’érotisme et de la sexualité au fil des siècles. » …

… »Les dessins et aquarelles de Marie Donnève sont d’un autre imaginaire, d’un autre mystère. L’immédiateté de situation n’est pas de mise dans ces travaux où le passé se lit en strates qui se superposent et s’enchevêtrent pour former des images qui tiennent à la fois du mythe, de l’enfance, de l’inconscient. Ce que l’on ne peut nommer est ici palpable, dans un langage restreint, suggestif, de l’ordre de la réminiscence. Ses « bêtes de sexe », créatures hybrides, étranges et fascinantes, s’imbriquent comme un seul corps, à la fois humain et animal, à la fois terrestre et chimérique, la dualité finissant par se fondre dans l’acte. Où commence le corps de l’autre et quels sont ses contours? Que partageons nous de son esprit dans ce jeu charnel et à quel point s’y cherche-t-on soi-même? Telle semble être la profondeur des enjeux de ces petits carrés dessinés, mine de rien. Quant à l’œuvre tirée de la série des lits, son papier arraché comme une image qu’on aurait trop manipulée, un souvenir trituré, sans cesse repassé dans l’espoir d’y trouver… d’y trouver quoi ? que poursuivons-nous que nous savons pourtant fugitif, éphémère, impossible à ressusciter… Dans cette vaine quête, Marie Donnève et sa chambre fantomatique s’adressent à notre incorrigible sensualité. »

« Les bêtes de sexe »
Extrait du catalogue en ligne

Catalogue en ligne : Giulia ent

https://www.galeriepentcheff.fr/exposition-qriosa.html